Le courage d'oser, La famille, L'alignement avec soi-même, La transmission, Suivre son intuition
Si tu me croises aujourd'hui sur scène devant 800 personnes, tu pourrais croire que j'ai toujours été comme ça. Confiante. À l'aise. Sûre de moi.
La vérité ? À 13 ans, je faisais entre une et trois crises d'angoisse par jour. J'étais cette gamine peu sociable qui rasait les murs. Et pourtant, c'est exactement à cet âge-là que tout a commencé.
Chapitre I
La révélation dans la salle de conférence
J'ai 13 ans. Mon père est entrepreneur depuis que j'ai 6 ans. Ce jour-là, il m'emmène à un événement business.
Je me souviens de cette salle immense. Des centaines de sièges alignés. Des gens partout. Une scène, là-bas, devant. Et moi, gamine anxieuse au milieu de tout ça.
Les conférenciers se succèdent. Olivier Roland. Martin Latulippe. Yannick Alain. Michel Poulaert. Je les regarde, les yeux grands ouverts. Quelque chose se passe en moi. Un truc que je n'avais jamais ressenti à l'école. Un « waouh » qui me traverse de part en part.
J'ai l'impression d'apprendre plus en une journée qu'en des années de cours. Pour la première fois de ma vie, je me sens à ma place quelque part.
Et là, je fais un truc complètement dingue pour la gamine timide que je suis. À la fin de l'événement, je vais voir les conférenciers. Un par un. Et je leur dis : « Plus tard, je serai conférencière. »
Ils sourient. Certains m'encouragent. Mon père me regarde, un peu surpris.
En rentrant, il me tend un livre. « Tout le monde n'a pas eu la chance de rater ses études » d'Olivier Roland. Je le dévore.
Ce que j'ai appris
On peut trouver sa voie très tôt. Il suffit parfois de s'exposer aux bonnes personnes, dans le bon environnement. Ce jour-là, dans cette salle, une graine a été plantée. Elle mettra 10 ans à éclore. Mais elle était là.
Chapitre II
L'amie qui a créé un groupe pour se moquer
J'ai 14 ou 15 ans. L'énergie de cette conférence ne m'a jamais quittée. Je veux me lancer. Créer du contenu. Avoir ma chaîne YouTube. Mon blog.
Alors j'essaie. Timidement. Je publie quelques trucs sur les réseaux.
Et puis un jour, je découvre quelque chose qui me glace le sang.
Une de mes « amies » a créé un groupe. Elle y a ajouté toutes nos autres amies. Le but ? Se moquer de moi. De mes tentatives de blog. De mes vidéos. De mes rêves.
Je me souviens de cette sensation. La honte qui te brûle le visage. L'impression d'être ridicule. Exposée. Trahie par quelqu'un en qui tu avais confiance.
Je supprime tout. Je ferme tout. Je me tais.
Pendant trois ans, je n'ose plus rien faire. La graine est toujours là, mais elle est enterrée sous des couches de honte et de peur du jugement.
Ce que j'ai appris
La pression sociale peut étouffer nos rêves. Les personnes les plus proches peuvent être celles qui nous blessent le plus. Mais j'ai aussi compris autre chose : parfois, pour oser, il faut d'abord s'éloigner de l'environnement qui nous empêche de respirer.
Chapitre III
Fuir la France pour oser commencer
J'ai 16 ans. Je prends une décision radicale : partir un an aux États-Unis.
Pennsylvanie. Une famille d'accueil américaine. Un lycée où personne ne me connaît. Où personne ne sait que j'ai essayé de faire un blog et que mes « amies » se sont moquées de moi.
Je me souviens de mes premiers jours là-bas. Le restaurant universitaire. L'école qui finit à 13h. Les Américains qui me demandent de leur apprendre des insultes en français. « Baguette ! Croissant ! » qu'ils me lancent dans les couloirs.
Et puis le Covid arrive. Le confinement. Je me retrouve seule dans ma chambre, à l'autre bout du monde.
C'est là que je me dis : « Les gens qui pourraient se moquer de moi sont en France. Moi, je suis aux États-Unis. Personne ne saura. »
Alors je lance ma chaîne YouTube. Je crée ma première offre : « Insta Starter Pack ». J'aide les entrepreneurs à créer leur compte Instagram.
À 16 ans, je fais 1 200 € de ventes. Je m'achète mon iPhone avec cet argent. Je l'ai encore aujourd'hui.
Mais le plus important, ce n'est pas l'argent. C'est ce qui se passe à l'intérieur. Dans cette solitude, j'apprends à m'aimer. À me faire confiance. À ne plus avoir besoin du regard des autres pour avancer.
Le retour est brutal. Trajet cauchemardesque : Pittsburgh, New York, Francfort, Paris. Premier chagrin d'amour – un garçon rencontré là-bas, une relation à distance qui s'effondre. Et surtout : le retour dans l'environnement que j'avais fui.
Je refuse de retourner au lycée français. Je choisis le CNED. L'école à la maison. Pour protéger ce que j'ai construit.
Ce que j'ai appris
Parfois, pour oser faire quelque chose, il faut se retirer de l'environnement qui nous empêche de le faire. Il n'est jamais trop tôt pour commencer. Et la solitude, bien utilisée, peut devenir ton plus grand professeur.
Chapitre IV
Un message qui change tout
J'ai 21 ans. C'est l'anniversaire des 18 ans de ma petite sœur.
Je suis avec mon père. On discute. Je lui dis : « J'aimerais trop être conférencière. »
Il me regarde. « Pourquoi tu demandes pas à des gens ? »
« Ça n'existe pas, ça », je réponds.
Il sourit. « Au pire, demande à Olivier. »
Olivier Roland. L'homme dont j'ai dévoré le livre à 13 ans. L'homme que j'ai vu sur scène ce jour-là.
Je rentre à Lille. Dans mon appart étudiant de 20 m². Je rédige le message. Mon cœur bat à tout rompre. J'appuie sur envoyer.
Et je jette mon téléphone à l'autre bout de la pièce.
Quelques jours plus tard. Je suis au restaurant universitaire avec mes amis. Mon téléphone vibre. Un message vocal d'Olivier.
« Oui Kanna, ça fait sens, je te fais confiance, tu passes samedi à 10h30, t'as une demi-heure sur scène. »
Mon visage se fige. Mes amis me regardent. « Qu'est-ce qui se passe ? »
« Les gars... Je vais faire une conférence au Grand Rex. »
Trois semaines pour tout préparer. Dans mon 20 m². Je marche dans tous les sens. Je ne dors plus. Je répète comme une dingue.
Le jour J arrive. Je passe après Ricardo Teccella, ancien champion du monde de karaté. Je passe avant Christian Michelson, un multimillionnaire américain qui vend une journée de consulting à 100 000 $.
Et moi, 21 ans, dans cette salle.
Cette même salle où j'étais assise à 13 ans, les yeux grands ouverts.
Mon cœur palpite. Je monte sur scène. En une minute, le calme m'envahit. Je ne me souviens presque plus de ce qui suit. J'étais tellement dans le moment.
Quand je termine, le silence. Puis les applaudissements. Les gens se lèvent. Première standing ovation de l'événement. Ma conférence est votée dans le TOP 3.
Après, Olivier vient me voir. Il me dédicace son nouveau livre. Il écrit : « À Kanna, future rebelle intelligente. »
La boucle est bouclée. 10 ans. La même salle. Le même homme. Mais cette fois, c'est moi sur scène.
Ce que j'ai appris
Les opportunités, il faut aller les chercher. Un simple message peut tout changer. Et parfois, la vie a le sens de la mise en scène – elle te ramène exactement là où tout a commencé, pour te montrer le chemin parcouru.
Chapitre V
Travailler en famille, le déclic final
Juillet 2025. Barjac, dans le sud de la France, près de Nîmes.
Je suis là pour une semaine de retraite. Business le matin, breathwork l'après-midi. Avec mes deux parents. On travaille en famille.
Le breathwork, c'est une technique de respiration intense. 45 minutes sans pause entre l'inspiration et l'expiration. Ça donne accès à des états de conscience modifiés. Des émotions remontent. Des blocages se libèrent.
Le dernier jour, on fait un cercle final. Chaque participant partage son expérience.
Je pleure déjà en donnant mon témoignage. L'émotion de la semaine. La fierté d'être là avec mes parents.
Et puis ma mère prend la parole. Elle dit une phrase qui me transperce : « Ça ne me demande aucun effort de faire ça. »
Je la regarde. Je sais que ma mère déteste le marketing. Aller chercher des clients, c'est sa hantise. Mais accompagner les gens, les aider à réguler leur stress, leur apprendre à gérer leur système nerveux – ça, elle peut le faire les yeux fermés.
Et moi ? Le marketing, c'est mon terrain de jeu.
L'idée explose dans ma tête. Une académie. Ensemble. Elle accompagne, je fais le marketing.
Le soir même, je veux lui en parler. Elle me répond : « Kanna, on vient d'organiser une retraite, laisse-nous nous reposer. »
Mais le projet est né. L'Académie de l'Excellence Oratoire. Elle et moi. Structuration de message et présence scénique de mon côté. Régulation du système nerveux et gestion du stress du sien.
Ce que j'ai appris
Suivre le flot de la vie. Faire les choses qu'on a envie de faire, même si elles ne font pas sens logiquement sur le moment. Et surtout : s'entourer des bonnes personnes et apprendre à utiliser les forces de chacun. La famille peut être ta plus grande équipe.
Mon histoire en images
Envie d'en parler ?
Si tu sens que tu as quelque chose à dire mais que tu ne sais pas comment le dire... Si tu veux apprendre à captiver une audience, que ce soit sur scène, en réunion ou en vidéo... Si tu veux transformer ta peur de parler en ta plus grande force... Alors on devrait se parler.